Comment faire le choix d’un bon neurologue ?

Importance du suivi médical par un neurologue

Une fois le diagnostic établi, la sclérose en plaques (SEP) étant une maladie chronique, il nous est indispensable de trouver un médecin spécialiste en neurologie qui procède à un suivi médical, de manière régulière.

Il va notamment s’agir pour lui de :

  • prescrire des IRM de contrôle, afin de vérifier la charge lésionnelle et l’évolution des hypersignaux
  • prescrire des « bolus » de cortisone, à chaque épisode inflammatoire (« poussée » de SEP)
  • procéder à un examen clinique du malade
  • tenir informé le médecin généraliste du patient, après chaque consultation
  • prescrire les éventuels traitements médicaux nécessaires : traitement de fond (sur ordonnance d’exception), médicaments tels que ceux destinés aux troubles urinaires, aux douleurs, etc.

Un « bon » médecin ?

Selon vous, que signifie être un « bon » neurologue ?

Pour moi, il s’agit d’un docteur qui est :

  • compétent (il poursuit sa formation en continue)
  • intéressé par les dernières découvertes de la recherche pour chacune des pathologies (pour cela il reste notamment informé des résultats des derniers essais cliniques)
  • à l’écoute de ses patients
  • honnête
  • humain

Neurologue du CHU ou neurologue de ville ?

Êtes-vous plutôt neurologue qui exerce en libéral ou bien neurologue hospitalier ?

Pour ma part, j’ai consulté à la fois des neurologues de ville (que ce soit en libéral ou en clinique) et un professeur d’un CHU.

Le professeur de CHU pour ses compétences et le neurologue de ville pour la facilité de le consulter.

Bien souvent, il faut attendre des mois avant de pouvoir obtenir un premier RDV avec un professeur en neurologie. Quand on souffre d’une SEP « bénigne » on se dit que ce n’est pas la peine de déranger un grand professeur !

Jusqu’au jour où la SEP rémittente devient une SEP progressive … et qu’on finit par remettre en cause le diagnostic et la prescription du neurologue de ville.

Le même neurologue pour la vie ?

Quand cela est possible, il est préférable de rester avec le même neurologue.

Pourquoi ?

Parce qu’il est important de consulter un médecin qui nous connaît bien.

Mais quand la confiance n’est plus là, on sait qu’il est temps d’aller consulter un nouveau neurologue !

Pour moi, c’est ce qui vient de se passer.

Lors de la toute dernière consultation avec le neurologue que je voyais depuis maintenant 3 ans, il m’a été annoncé que je souffrais à présent d’une SEP progressive.

Comme il était question pour lui de me recommander le « Gilenya » (médicament qui a reçu son AMM pour les SEP rémittentes), il est allé jusqu’à :

  • me dire qu’il voyait une « atrophie » de la moelle épinière à l’IRM médullaire (alors que ni le professeur de CHU ni mon médecin généraliste ne l’ont confirmé !)
  • me parler des résultats d’une étude clinique qui concluaient à l’efficacité du Gilenya pour la SEP primaire progressive
  • se demander si je n’avais pas une SEP primaire progressive.
  • me conseiller de débuter moi aussi ce traitement : 1ère prise sous surveillance à la clinique, après avoir obtenu les résultats d’autres examens (ophtalmologique et sanguins), puis suivi médical pour contrôle hépatique

Pour le professeur que j’ai été consulter après, il n’était pas question de me mettre sous Gilenya, mais sous un immunosuppresseur bien connu.

Que penser ?

Qui est intéressé par les laboratoires pharmaceutiques pour prescrire tel ou tel médicament ?

Il a bien précisé que ce traitement valait « un bras » !

Un bon neurologue c’est avant tout une personne en qui on peut avoir confiance …

Qu’en pensez-vous ?