Comment reconnaitre une poussée de SEP ?

La sclérose en plaques a de nombreuses manifestations et la poussée en est une. Il s’agit d’une période au cours de laquelle, les personnes atteintes de la sclérose en plaques sont confrontées à l’apparition de nouveaux symptômes. La SEP ou sclérose en plaques se définit par un voire plusieurs signes neurologiques. Ceux-ci surviennent pendant un peu plus d’une journée, c’est-à-dire 24H environ, et ce, en absence de fièvre. Ces signes dont il s’agit peuvent être oculaires, avec une baisse de la vison, moteurs, avec une faiblesse musculaire remarquée au niveau d’un membre, sensitif, avec anesthésie, des fourmillements et autres, des troubles urinaires, de l’équilibre ou encore de la coordination des mouvements. Désireux d’en apprendre davantage sur la sclérose en plaques ? Vous lisez le bon article.

Quels sont les différents symptômes d’une poussée de SEP ?

Comme pour de nombreuses personnes, la SEP s’est d’abord manifestée chez vous par une poussée. C’est loin d’être une situation exceptionnelle, car, 90% des patients sont confrontés au même problème. Toutefois, les premiers symptômes qui apparaissent varient généralement d’un patient à un autre, comme c’est d’ailleurs le cas pour plusieurs aspects de la SEP.

Le plus important, eh bien, c’est la zone du SNC (système nerveux central) qui a été atteinte par l’inflammation de la sclérose en plaques et le niveau d’endommagement des différents nerfs. Parmi les symptômes les plus fréquents, on a un trouble au niveau de la sensibilité qui se manifeste par des sensations de fourmillements dans les jambes et dans les bras. On a également des sensations de brûlure. On distingue aussi des difficultés au niveau de la motricité. La mobilité est donc réduite et la coordination bien plus difficile. Les troubles visuels font eux aussi partie des symptômes. Le patient a une vision trouble et voit en double. Les mouvements de ses yeux sont saccadés.

Parmi les symptômes, on distingue également la fatigue qui se manifeste généralement par une fatigabilité rapide ou un manque d’énergie. On distingue aussi l’incontinence fécale et urinaire. La vessie s’irrite également.

Si la SNC est le siège de l’inflammation, on parle dans ce cas de foyer de sclérose en plaques. En effet, ces foyers ont un développement assez lent et la poussée, elle aussi, est un processus insidieux. Les symptômes liés à la poussée se développent sur une période de temps plus ou moins prolongée et ensuite se mettent à régresser, voire même disparaître complètement. Les aggravations qui surviennent sur une période de temps assez courts, telle que les troubles visuels par exemple, ne sont donc pas des poussées en tant que telles.

Afin de clairement identifier les symptômes, les médecins ont mis en place une stratégie et celle-ci se base sur une valeur seuil. Si on remarque que l’un ou l’autre des symptômes commence à se résorber au bout de 24 h, alors on peut conclure qu’il ne s’agit pas d’une poussée.

Reconnaître les poussées de la SEP

Identifier clairement les poussées de la sclérose en plaques n’est pas toujours une mince affaire. Cela se fera en prenant en compte l’éventail de symptômes potentiels. Cependant, en fonction de la zone où a eu lieu l’inflammation, une deuxième poussée peut survenir et être accompagnée de symptômes qui n’ont rien à avoir avec ceux de la première poussée. C’est pour cela qu’il n’est pas rare que des patients découvrent des symptômes dont ils ignoraient encore jusque-là l’existence.

Certes, cela pourrait paraître assez banal, mais il faut savoir que la meilleure chose à faire est de s’attarder sur les symptômes les plus récurrents de la sclérose en plaques. En cas de doute, vous serez donc ainsi en mesure de bien interpréter les différents signes que votre corps vous renvoie et de parfaitement les décrire à votre médecin traitant.

Existe-t-il d’autres critères ?

Bien évidemment ! Il existe un autre critère temporel. Il s’agit de l’écart entre la nouvelle poussée et la dernière. Si celui-ci n’est pas au minimum de 30 jours, alors il est impossible de parler d’une nouvelle poussée. Cette règle s’explique par une connaissance en lien avec les processus inflammatoires. En effet, chez la majorité des patients atteints de SEP, les poussées disparaissent complètement. Ce n’est là qu’il peut y avoir apparition d’une nouvelle poussée. Ce délai de 30 jours permet aux médecins de pouvoir faire la différence entre deux poussées distinctes.

Notons également qu’après une poussée aiguë, il peut s’écouler des mois voire même des années avant qu’une nouvelle ne survienne. En effet, plus l’écart entre deux poussées est important, mieux c’est. Cela veut juste dire que la SEP peut se dérouler favorablement pour le patient.

Le phénomène d’UHTHOFF

Cela peut paraître paradoxal, mais de fortes températures sont en mesure de déclencher les symptômes de la sclérose en plaques et ce, de manière transitoire. Cependant, dans ces cas, on parle de ‘’pseudo-poussée’’. Certes, les malades ont des signes typiques, mais une fois que la température revient à la normale, tout s’estompe.

Les facteurs déclencheurs englobent tout ce qui est susceptible de provoquer une montée du corps en température telle que les douches chaudes, les efforts physiques et autres choses du genre. Même une fièvre causée par une infection est en mesure de développer ce phénomène. Raison pour laquelle, en plus des symptômes liés à la grippe, vous pourrez présenter des symptômes assimilables à ceux des poussées. Dans ce cas, le mieux serait de contacter votre médecin traitant. Néanmoins, généralement, il n’y a pas de raison de paniquer.

La poussée, comment évolue-t-elle ?

De manière générale, les troubles se manifestent progressivement sur quelques jours et dans certains cas sur quelques heures. Ces troubles persistent pendant plus ou moins longtemps, sur une période de temps qu’on ne peut absolument pas prévoir. Celle-ci peut aller de quelques jours à plusieurs semaines. Au fur et à mesure que l’inflammation diminue, les symptômes se résorbent spontanément.

Y a-t-il systématiquement des séquelles ?

Chez les personnes jeunes et au début de la maladie, il y a un faible risque de séquelles. Généralement, les troubles disparaissent sans réelles conséquences. Par contre, lorsqu’on est en présence d’un cas sévère, les symptômes peuvent alors se manifester permanemment.