Les symptômes de la sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neuronale qui peut affecter le cerveau et la moelle épinière. Les personnes atteintes sont sujettes à de nombreux de symptômes. Des problèmes de vision, de mouvement des bras ou des jambes, de sensation ou d’équilibre, par exemple. C’est une maladie qui dure toute la vie et qui peut parfois entraîner un handicap grave, bien qu’elle puisse parfois être légère.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques (SEP) ?

La SEP est une maladie auto-immune. C’est-à-dire qu’elle se déclenche d’elle-même, l’organisme, pour aucune raison apparente, se met à lutter contre son système immunitaire. Dans ces conditions, le système immunitaire d’une personne atteinte s’attaque aux cellules de la myéline, la gaine protectrice qui entoure les nerfs du cerveau et de la moelle épinière. La gaine de myéline endommagée interrompt les signaux nerveux du cerveau vers d’autres parties du corps.

Les dommages ne stagnent pas souvent au niveau de la myéline. Elles se propagent et affectent le cerveau, la moelle épinière et les yeux. La sclérose en plaques se divise en types : 

  • le syndrome clinique isolé (SCI) ;
  • la sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR) ;
  • la sclérose en plaques primaire progressive (SEP-PP) ;
  • la sclérose en plaques progressive secondaire (SEP-SP).

Lorsqu’une personne présente un premier épisode de symptômes de sclérose en plaques, les médecins la classent souvent dans la catégorie du SCI. Cette dernière ne développera pas forcément une sclérose en plaques. Le deuxième type de la SEP est le plus courant. Les personnes qui en sont atteintes font des rechutes ou des exacerbations. On note l’apparition de nouveaux symptômes ou l’aggravation de ceux qui existent déjà.

Ensuite, une période d’accalmie suit la période de flambée, d’où le terme récurrente-rémittente. Les personnes atteintes du troisième type de SEP ont des symptômes qui s’aggravent lentement et progressivement sans période de rémission.

Généralement, les malades à qui une SEP-RR avait été initialement diagnostiquée finissent par évoluer vers la SEP-SP. Ils continuent à accumuler les lésions nerveuses. Les symptômes s’aggravent progressivement. Les crises ou flambées se multiplient sans qu’il y ait plus période de rémission par la suite. 

Les premiers symptômes de la SEP

Il n’y a pas de schéma particulier d’évolution des symptômes de la SEP. Ceux-ci varient d’une personne à l’autre et ne s’appliquent pas à tout le monde. Ils peuvent se présenter à des moments différents de la maladie et pendant des durées différentes. Cependant, les premiers signes de la sclérose en plaques sont un problème de vision appelée « névrite optique ». C’est une inflammation du nerf optique qui engendre des douleurs et picotements au niveau des yeux. 

Elle est classée premier symptôme parce qu’il s’agit d’un symptôme plus concret. Elle survient souvent d’un seul côté et peut éventuellement entraîner une perte partielle ou totale de la vision. Contrairement aux symptômes neurologiques plus vagues comme l’engourdissement et les spasmes. Cela ne voudrait nullement signifier qu’il faudrait s’alarmer dès qu’une personne ressent des picotements au niveau des yeux.

C’est toujours bon à savoir, même si de nombreux symptômes de la SEP peuvent aussi être dus à d’autres affections. Outre ce symptôme, on distingue aussi la myélite transverse partielle ou l’inflammation de la moelle épinière. C’est le deuxième symptôme le plus fréquent que remarquent les médecins. Il consiste en un engourdissement, des picotements, des faiblesses dans les bras et les jambes.

Parfois, le patient peut ressentir un dysfonctionnement de la vessie et des difficultés à marcher. La douleur est également un signe précurseur de la SEP. Celle-ci peut-être chronique ou aiguë et est due à un court-circuit au niveau des nerfs. Elle peut être présente autour de la poitrine, dans le cou, les bras, le bas du dos, les jambes et les pieds. La réduction de l’activité physique des malades atteints de la SEP génère des problèmes intestinaux.

Les conséquences sont la diarrhée, l’incontinence, etc. Quelques autres symptômes sont : la dépression, la fatigue, les difficultés de réflexion, les problèmes sexuels. Eh oui ! Même si les mouvements se font en bas, c’est dans le système nerveux central que tout se passe. Si ce système est endommagé, il y aura des troubles de l’excitation et sans excitation, impossible de hisser le foc.

Ces changements dans la fonction sexuelle peuvent entraîner une perte de l’orgasme. Mis à part l’endommagement des voies nerveuses, la SEP crée des facteurs psychologiques comme le changement d’humeur qui engourdit l’appétit sexuel.

La dépression : un symptôme fréquent

La dépression est très courante chez les malades atteints de sclérose en plaques. En fait, c’est un symptôme suffisamment grave pour nécessiter une intervention médicale. Négligé, il pourrait même conduire au suicide du malade. Les symptômes de la dépression touchent jusqu’à la moitié des personnes atteintes de SEP à un stade donné de la maladie.

Elle est souvent le résultat du stress ou d’une situation difficile. La sclérose en plaques a un potentiel d’évolution qui peut rapidement conduire vers une invalidité permanente. La prise de certains médicaments utilisés comme traitement de la sclérose en plaques comme les stéroïdes ou l’interféron peuvent créer une dépression.  

Les problèmes musculaires : spasmes et raideurs 

Ils sont causés par l’endommagement des fibres nerveuses du système nerveux central. Pour beaucoup de malades, cela peut être une expérience douloureuse. Les spasmes musculaires, la faiblesse musculaire, l’engourdissement, les sensations anormales et les tremblements musculaires sont également des symptômes associés à la SEP.

La perte d’équilibre est souvent liée à ces problèmes musculaires, ainsi que la difficulté à bouger les bras et les jambes. Les cannes, déambulateurs et fauteuils roulants sont alors d’une grande aide pour les patients éprouvant des difficultés à marcher.  

Les problèmes intestinaux et vésicaux

Les problèmes de vessie et d’intestin générés par la SEP sont nombreux. La vessie peut être à la fois hyperactive et sous-active. Dans le premier cas, elle se contracte sans pour autant être pleine, ce qui entraîne des mictions fréquentes ou une incontinence urinaire. Dans le second cas, la miction peut être difficile à déclencher avec interruption du flux urinaire. En outre, une vessie hyperactive peut provoquer une constipation, mais aussi une incontinence intestinale. 

Les affections de la peau

Généralement, les éruptions cutanées ne se réfèrent pas à un symptôme associé à la SEP. Les éruptions ne figurent pas parmi les symptômes courants de la SEP. Cependant, il est catégorisé comme effets secondaires des médicaments utilisés pour traiter la SEP. Par exemple, l’amantadine, vendue sous le nom de Symadine ou Symmetrel, est un antiviral utilisé pour soulager la fatigue causée par la SEP.

Ce médicament est normalement bien toléré, mais génère des éruptions cutanées très fréquentes. L’interféron, la méclizine, le glatiramer Les font aussi partie des médicaments dont les éruptions cutanées constituent un effet secondaire possible. 

Quelles sont les causes de la sclérose en plaques ?

Les causes de la sclérose en plaques sont toujours inconnues pour les médecins. Toutefois, selon les nombreuses recherches faites sur le sujet, les gènes, l’environnement et même l’air peuvent en être la cause. Les traumatismes émotionnels et les infections peuvent aggraver les symptômes de la sclérose en plaques. 

Mutinerie dans votre système immunitaire

Les médecins n’ont pas encore réussi à mettre le grappin sur le ou les mutins. Cette chose qui indique à votre système immunitaire d’attaquer votre corps. Lorsque la myéline qui protège les nerfs est endommagée, ceux-ci ne peuvent plus envoyer de messages comme ils le devraient. Sans leur gaine protectrice, les nerfs peuvent aussi être endommagés. 

La présence d’autres maladies auto-immunes comme une maladie inflammatoire de l’intestin, une maladie de la thyroïde ou un diabète de type 1 augmentent les risques de développer une sclérose en plaques. 

L’environnement en est aussi pour quelque chose

Les personnes d’un groupe ethnique spécifique et celles vivant dans certains endroits sont plus susceptibles de développer une sclérose en plaques. Les pays comme l’Écosse, la Scandinavie et l’Europe du Nord sont plus enclins au cas de SEP, car ils sont plus éloignés de l’équateur. Au contraire, les pays qui en sont plus près ont moins de chance de la développer. Aux États-Unis, les blancs sont plus touchés que les autres races.

Il est déconseillé de migrer d’un endroit où la sclérose en plaques est rare à un endroit où elle est fréquente avant l’adolescence. Cela augmenterait les chances de la développer. Les endroits où vous vivez avant la puberté augmentent donc vos chances de développer une SEP.

Il peut s’agir de la quantité de lumière du soleil dans une journée. Pendant que votre corps est exposé au soleil, il produit de la vitamine D. Cette dernière vous protège des maladies liées au système immunitaire.

Le pronostic est beaucoup moins prometteur pour les fumeurs. Ils ont plus de chances de développer un cas plus grave de sclérose en plaques. Les symptômes progresseront plus rapidement que les cas des non-fumeurs. La bonne nouvelle est que l’arrêt du tabagisme peut ralentir la maladie, que ce soit avant ou après le diagnostic.

Le traitement des symptômes de la SEP

Les thérapies et traitements symptomatiques de la sclérose en plaques comprennent : 

  • les traitements médicamenteux ;
  • les thérapies, pour apaiser l’anxiété ou la dépression ;
  • les petits exercices de gestion, comme les cent pas ;
  • une amélioration du style de vie.

Il existe une pléthore de traitements possibles. Vous ne verrez dans cette partie que les ressources les plus pertinentes et détaillées. Les informations relatives aux symptômes de la SEP sont tellement nombreuses que les détailler ou les lire toutes peut être contraignant. Tout le monde ne ressent pas la même chose de la même manière. 

Thérapies alternatives ou complémentaires 

Les thérapies complémentaires font allusion aux médecines parallèles qui viennent en support aux traitements médicaux. Elles sont réputées pour améliorer le bien-être physique et mental. Cela dit, les médecins sont encore mitigés quant à l’option alternative des thérapies. Certains médecins pourraient ne pas recommander ce genre de traitement. 

Si vous envisagez vraiment de les utiliser, il est conseillé d’évaluer les risques et les coûts, ainsi que les avantages possibles. Certaines médecines expérimentales peuvent interagir avec les médicaments délivrés sur ordonnance. C’est le cas du millepertuis par exemple. Si vous envisagez de prendre quelque chose, vous devriez donc en discuter avec votre médecin traitant.

Il est beaucoup plus apte à vous conseiller que tous les articles que vous pourrez consulter sur le Net. L’exercice physique peut aider à soulager les symptômes de la sclérose en plaques. Une activité trop énergique n’est pas nécessaire, il faut juste de quoi combattre la fatigue et redynamiser votre organisme. Les activités douces comme le Tai Chi, le yoga, la méditation, le Pilate font développer la souplesse et l’équilibre du malade. 

Ces pratiques peuvent vous aider à gérer le stress, l’anxiété ou la dépression. L’aromathérapie, la réflexologie et le massage peuvent également être utiles. Ces symptômes éliminés représentent un véritable soulagement et un espoir en ce qui concerne le ralentissement du mal.

Ce qui est plus fatal que les symptômes et complications, c’est le stress et la dépression. Ils conduisent généralement très vite au suicide. Ce qui rend ce mal redoutable c’est qu’elle affecte en premier le mental du malade avant d’handicaper son corps.  

Le cannabidiol (CBD) est avec le tétrahydrocannabinol (THC) les deux composants de la marijuana thérapeutique. Une l’huile a été fabriquée à partir de cette CBD et serait aussi un traitement efficace contre la SEP. L’huile de CBD est relativement nouvelle sur le marché, et il n’y a pas eu beaucoup d’études pour déterminer son efficacité.

Cependant, parmi les études qui ont été menées, il est prouvé qu’elle soulage la douleur et les spasticités chez les malades. Bien qu’il soulage certains symptômes, l’huile de CBD ne peut être considérée comme un remède pour la SEP. Avant que cela soit le cas, de nombreuses études sont encore nécessaires pour comprendre pleinement comment l’huile de la CBD pourrait avoir un impact sur la SEP.