Peut-on mourir de la sclérose en plaques ?

La durée de vie avec la sclérose en plaques (SEP) est variable. L’espérance de vie est influencée par des facteurs tels que le type de SEP dont souffre un patient, le degré de réussite de l’intervention médicale et le niveau de stress du patient. Elle est également fortement liée à l’intensité des attaques et des symptômes. Toutefois, la sclérose en plaques n’est pas une maladie mortelle.  

La sclérose en plaques n’est pas fatale !

La durée de vie est raccourcie certes, mais d’un tout petit peu. La réduction est de 10 % environ. De récentes études montrent qu’il est possible d’avoir une durée de vie plutôt longue, si les thérapies de modification de la maladie sont commencées à un stade précoce de la maladie. Il peut arriver de mourir de sclérose en plaques, mais généralement, c’est lorsque les personnes sont atteintes au niveau du tronc cérébral.

Elles ne peuvent pas avaler et s’étouffent. C’est un cas rare, mais cela peut se produire dans certains cas. La raison de ces rumeurs funestes à propos de la SEP est due au fait que des personnes atteintes n’avaient pas eu la chance d’être traitées efficacement à cause de l’indisponibilité de traitement. C’est le cas des interférons et autres médicaments par exemple.

Certains malades étaient déjà à un stade avancé de maladie, avec un handicap ou des complications graves. En cas de lésion grave de la moelle épinière, de maladie d’Alzheimer, il est très difficile de retarder le progrès de la maladie et donc retarder la mort de la personne atteinte.

L’espérance de vie des personnes atteintes a augmenté au fil du temps. Cela est dû aux progrès des traitements, à l’amélioration des soins de santé et à l’évolution des modes de vie. Les recherches indiquent que l’espérance de vie moyenne des personnes atteintes de sclérose en plaques est inférieure d’environ sept ans à celle de la population générale en raison de complications de la maladie ou d’autres problèmes médicaux.

Un autre cas de décès très courant est la mort par suicide. Certains malades atteints de sclérose en plaques préfèrent mettre fin à leur vie. Cela est dû à l’incapacité de faire face à la dure réalité de la chose, aux stress endurés. En général, l’espérance de vie dès les premiers symptômes est de trente-cinq ans

À propos de l’évolution de la SEP

Actuellement, il n’existe pas de remède à la sclérose en plaques. Les personnes atteintes de la forme récurrente-rémittente de la SEP évoluant souvent vers un stade où les rechutes deviennent beaucoup moins fréquentes. Néanmoins, elles continuent à accumuler des symptômes invalidants. On parle de sclérose en plaques secondaire progressive. Dans ce cas, les symptômes neurologiques sont intermittents et s’aggravent.

Les attaques symptomatiques peuvent durer des jours ou des semaines avant de revenir à la normale. Malheureusement, certains se retrouvent avec des déficits résiduels après les attaques. Pour les personnes atteintes de la forme progressive récurrente de la SEP, les rechutes se superposent à un schéma de progression continue du handicap. La troisième forme de sclérose en plaques est plutôt rare.

Il s’agit de la forme progressive primaire de la maladie. C’est la forme la plus grave de la SEP. Ceux qui en sont atteints meurent généralement de pneumonie ou de crises cardiaques, en particulier chez les personnes alitées. 

Comment vivre longtemps malgré la sclérose en plaques ? 

En réalité, c’est l’intervention médicale le principal facteur qui influence l’espérance de vie des personnes atteintes de la sclérose en plaques. L’autre facteur concerne le comportement même du malade. À savoir : 

  • prendre des médicaments ;
  • faire de l’exercice ;
  • suivre une physiothérapie, l’ ergothérapie et une orthophonie ;
  • s’alimenter correctement ;
  • adopter un mode de vie sain ;
  • se reposer suffisamment ;
  • Éviter le stress et les sources de chaleur ;
  • explorer des thérapies de médecine alternative, etc.

La liste est vraiment longue et selon l’efficacité de ces mesures, l’espérance de vie pourrait être influencée positivement. Les patients atteints de la SEP devraient éviter tout ce qui peut leur causer du stress. C’est un facteur aggravant qui, s’il pouvait être réduit, diminuerait considérablement les attaques symptomatiques et par là même la progression du mal. Il est à noter que les effets secondaires de certains médicaments empirent le mal.

Le Natalizumab et la Mitoxantrone font partie de ces médicaments. Il revient donc au médecin du patient de surveiller les réactions de ce dernier à la prise de ces médicaments. La puissance des attaques est aussi importante dans la détermination de la durée de vie. Si les intervalles entre les poussées sont plus longs et les symptômes de la SEP principalement sensoriels, cela signifie que la progression de la maladie est lente. L’espérance de vie sera donc plus longue.

Par contre, si c’est le contraire qui s’opère et que les crises augmentent, les problèmes de marches et d’équilibre se posent, c’est mauvais signe. Cela signifie que la maladie progresse rapidement et la durée de vie serait potentiellement plus courte, s’il n’y a pas d’ amélioration.