Quelles sont les douleurs de la sclérose en plaques ?

Un taux élevé de personnes atteintes de sclérose en plaques ressentent de la douleur. Pourtant, pendant de nombreuses années, les médecins n’avaient pas fait un lien entre les douleurs ressenties et les symptômes de la SEP. Aujourd’hui, les médecins reconnaissent que la douleur est un symptôme courant. Elle varie dans le temps, mais aussi d’une personne à l’autre. Heureusement, des traitements et autres thérapies peuvent vous aider à y faire face. 

Les douleurs liées à la SEP

La douleur est l’un des symptômes invisibles les plus difficiles à décrire et à gérer. En effet, c’est uniquement la personne qui en souffre qui sait ce qu’elle ressent. Elle peut causer la détresse, la peur, la colère et la frustration. Elle peut être associée aux raideurs et spasmes musculaires. La douleur peut également affecter les sens sous forme d’engourdissements ou de picotements. Parfois les patients ressentent une sensation d’oppression dans la poitrine. 

La douleur peut être épuisante et affecter l’humeur et la capacité à effectuer les tâches journalières. Celle-ci peut être causée par des lésions nerveuses ou par d’autres symptômes de la SEP. Elle peut également due à un autres mal ou affection, un accident, un effet secondaire de médicaments, etc. On distingue généralement deux types de douleur en cas de SEP :

  • Les douleurs neurogènes ;
  • Les douleurs nociceptives. 

Dans le premier cas, la douleur est due à une lésion des nerfs axones du système nerveux central, qui se compose du cerveau et de la moelle épinière. Ce type de douleur peut être régulier ou spontané. Dans le second cas, elle associée au stress et aux contraintes que la SEP impose au corps. La vie avec un handicap a ses effets. La douleur est alors causée par les mécanismes qui génèrent une réponse, comme : marcher, bouger…

Les douleurs neurogènes

Comme il est mentionné plus haut, ce type de douleur se situe au niveau des axones du système nerveux central. Ces nerfs sont soit enflammés, soit défaillants après que la couche protectrice de la myéline ait été endommagée. Les stimulations nerveuses peuvent dévier de leur chemin habituel. Dans leur déambulation, ces impulsions peuvent malencontreusement se propager aux fibres nerveuses endommagées adjacentes.

Les cellules nerveuses peuvent être stimulées plus qu’il n’en faut et se mettre à mal fonctionner. La douleur naît de ce dysfonctionnement. Les cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière touchées sont irritées. Cela provoque souvent une douleur soudaine et aiguë. Les enquêtes auprès des patients atteints de la SEP ont montré que les douleurs les plus fréquentes sont : 

  • des maux de tête ;
  • des spasmes toniques douloureux ;
  • une sensation de brûlure continue dans les extrémités ;
  • des douleurs dorsales.

 Un autre genre de douleur se traduit par une sensation de brûlure, de picotement au niveau des jambes et des bras et parfois dans le corps. Le terme médical est douleur dysesthésique constante. C’est le syndrome de douleur chronique le plus courant. Elle a tendance à s’aggraver la nuit et après des exercices trop intenses. 

Plus de la moitié des patients ressentent des migraines ou une sensation de choc le long de la colonne vertébrale et des jambes lorsque le cou est fléchi (signe de Lhermitte). Certains ressentent une douleur dans le visage ou dans l’œil. Il s’agit dans le premier cas de névralgie du trijumeau et dans le second cas de névrite optique

Les douleurs nociceptives 

Ce type de douleur est moins intense, par contre, elle pourrait durer dans le temps. Une faiblesse d’un côté du corps peut amener une personne à favoriser l’autre côté. Cela peut impacter négativement sa posture et développer des raideurs articulaires. Les muscles sont tordus, le corps est déséquilibré, d’où la sensation de douleurs musculaires et articulaires.

C’est également le cas pour les spasmes, et pour la mauvaise posture, la douleur se ressent souvent dans le bas du dos. Cela dit, les médicaments peuvent parfois provoquer des effets secondaires douloureux. Des réactions au point d’injection, une ostéoporose et une maladie dégénérative des articulations par exemple.

Contrairement au premier type de douleur, à savoir les douleurs neurogènes, la douleur nociceptive peut être soulagée par l’ibuprofène. Les antidépresseurs et antispasmodiques aussi sont parfois efficaces. Ils ont une double fonction : celles d’aider à modifier la perception de la douleur d’une part, et d’autre part améliorer l’humeur. Les douleurs doivent être traitées, car elles peuvent augmenter la dépression, la fatigue et l’anxiété. 

Il n’y a pas que les médicaments qui sont utiles pour soulager la douleur. Le Tai Chi, le yoga, le massage, l’acupuncture, l’hydrothérapie, etc. sont autant d’alternatives pour y arriver. En outre, la kinésithérapie peut aider à retrouver l’équilibre et une bonne posture. Il est expressément recommandé d’éviter les soins chiropratiques. Ils sont susceptibles d’augmenter les nerfs, surtout au niveau du cou et du dos.